Allez voilà un résumé d'une journée, ou matinée pour les meilleurs, dont tout le monde se rappellera vu la difficulté de l'épreuve.
Les 55 couples sont au départ!
Tout commence par 4km de canoë histoire de se chauffer les bras!
Et d'emblée Les Coureurs Fringants, Yvon et Marc, prennent direct l'ascendant sur leurs équipes rivales.

Les Good Old Kids, Martin et Sandy déjà en difficulté...

Et les Tricheurs Fringants qui n'ont pas triché pour le canoë puisqu'ils terminent cette 1er épreuve derniers

Il s'en suit une course à pied en montée de 800m pour prendre les vélos pour accomplir une section de 18km bien vallonnée et rocailleuse. Certaines sections en descente étaient bien rapides et bien plaisantes! Et toujours en tête de la mini compet qu'ils ont décrétée entre eux, Yvon à fond,

Et Marc facile.

A noter aussi, la présence de deux équipe 100% féminines, dont une qui nous a bien briefé (et fait peur) la veille : Elodie et Carole bien positionnées après le canoë.


Martin lui a décidé temporairement de changer de partenaire,

Vu que son coloc de coéquipier était un peu à la traine lors des montée et pensait déjà au prochain macdo...euh non ravitaillement.

Pendant ce temps Johan le poseur,

et Matix, refont leur retard et arrivent à accrocher le dernier peloton

La course de vélo fini, les cuisses tout endolories, le plus dure est devant nous. On part pour 2 km de montée infernale à la force des jambes. Le brouillard commence à tomber et le froid fait son arrivée.
Une fois en haut, tout dégonflés, on se lance pour un parcours avoisinant les 5km où l'on doit trouver des balises en s'orientant sur une carte. Les 5km se sont transformés en 6 ou 7km de va-et-vient dans la forêt, d'escalades infructueuses, de recherches dans le brouillard. Et à un moment, les Good Old Kids étaient vraiment perdus!
Heureusement, grâce à une autre équipe qui les a bien repositionné et aux Tricheurs Fringants qui ont su bien utiliser la carte et la boussole, les 3/4 de la course d'orientation fut une promenade bien plaisante sur les causses aveyronnaises. Mais qui dit causses, dit haut plateaux, dit redescendre et c'est sur les rotules que nous entamons les 2km de descente et les "quelques mètres" de montée pour arriver sur le site de la via corda.

Là, les tricheurs fringants se décident à faire l'épreuve alors que les Good, fatigués de leur 7h30 de courses, zappent l'affaire et se ruent sur le xvertical : 1km de descente rectiligne sur une pente avoisinant les 75degrés à des moments. D'ailleurs, certaines parties se sont faites sur les fesses.
Enfin, une fois arrivés en bas, on se remet en selle pour 2,5km même si ça fait mal, et on remonte jusqu'à Roquefort pour l'arrivée. Les Coureurs Fringants avait annoncé qu'ils jouaient la gagne et ce fut le cas car ils terminent largement devant leurs équipes rivales et se positionnent à une honorable 12ème place. On notera aussi la bonne performance des filles qui sont elles aussi devant les Good et les Tricheurs.

Cette journée éprouvante se termine par un bon repas englouti en deux deux tellement les barres sucrés se sont entièrement consommées dans notre organisme tout au long de l'épreuve. On se remémorera longtemps les bons comme les pires moments. Et ce superbe souvenir a été possible grâce à une bonne organisation, des magnifiques paysages qu'on a du certainement loupé des fois, mais aussi nos ravitailleuses, Pauline, Pomme et Carobizar qui ont couru en voiture pour nous encourager tout au long du parcours...
A refaire... ou pas ![]()






Les tricheurs fringants ont en fait appliqué une technique ancestrale héritée de leur lointain ancêtre grec Ulysse : la ruse de guerre.
Ulysse ne triche pas, ne détourne pas la loi, il reste un Homme et ne se prends pas pour un dieu. C'est d'ailleurs ainsi qu'il est Homme, hauteur de toute chose comme le disent les grecs, par son esprit de ruse
On nomme ruse de guerre le fait :
* soit d'induire l'adversaire en erreur en le trompant délibérément, (les jaunes s'en souviendront, je pense qu'ils cherchent encore la balise 45)
* soit de l'entraîner à commettre une imprudence, sans qu'il y ait nécessairement tromperie. (le plus court chemin entre deux points n'est pas forcément une droite messieurs les bleus)
La pratique de la ruse de guerre est jugée comme parfaitement licite par la Convention de Genève à condition :
* qu'elle n'enfreigne aucune règle du protocole (on a pris un raccourci, mais pas de contrôle sauvage à cet endroit!!)
* qu'elle ne comporte pas de perfidie (règle numéro 1 des Tricheurs Fringants : toujours déléguer aux autres équipes l'exploration des choix multiples, on attend aux carrefours des chemins qu'on nous montre la voie)
* qu'elle ne soit pas mentionnée parmi les « ruses interdites » (pas de fausses barres de céréales, pas de déguisements en équipe jaune, pas de fausse balise explosive pour se débarrasser de concurrents, pas de roue de vélo dévissée ou de freins desserrés)